AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Bienvenue dans Waylon university Invité ♣️ Le forum a ouvert le 31 aout à 15:06 ღ
Des scénarios magnifiques et libres à consulter ici
Plein de célébrités libres qui n'attendent que vous ♣️ rendez-vous ici
Un design qui d é c h i r e par Rustyhalo ♣️ Alors foncez-vous inscrire ici , qu'attendez-vous ღ

Partagez | 
 

 jude&theo ♦ « don't look back in anger »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Invité
Invité


MessageSujet: jude&theo ♦ « don't look back in anger »   Sam 16 Oct - 1:00


jude&theo • « don't look back in anger »


Il y a énormément de choses à mon sujet que j'ignore. Qui je suis, ce qu'il doit advenir de moi, comment je dois être. Il y a des doutes qui règnent sur la quasi intégralité de ma vie, tant aux niveau des relations humaines que de ma maladie. L'image de la vie qui ne tient qu'à un fil me hante continuellement, tandis que d'autre parts, des milliers de facteurs épuisent ce dit-fil, guettant avec insistance la chute abyssale. Néanmoins, il y a tout de même une chose dont j'ai à ma connaissance. Quelque chose dont je suis systématiquement conscient et que je garde toujours en moi : ce que je veux. J'ai beau passer des millénaires à faire un choix, j'ai beau être ignare de la totalité des choses m'environnant, mes désirs, je les comprends et les assume totalement. Cela ne veut pas nécessairement dire que je suis quelqu'un d'impulsif. Au contraire, je réfléchis toujours à la conséquence de mes actes, et, en l'occurrence, de mes désirs. Lorsque je dis assumer, je le fais complètement. Peut-être suis-je trop responsable pour mon âge, probablement me vieillis-je sans intérêt. Pourtant, renoncer à cette seule part de lumière que je possède signifierait m'accorder une décadence apocalyptique ornée de regrets et remords, à mes yeux.

J'ai ce sentiment de continuelle dégradation qui me poursuit. Un peu comme si je me sentais tomber de plus en plus malade, alors que techniquement, je ne peux pas « tomber » malade, pour l'être depuis ma naissance. Toutes les variantes et nuances sont néanmoins possibles. Néanmoins, le seul point important à retenir consiste en le fait que bien que je rêve chaque matin d'être le soir pour me recoucher, je me fais toujours rejeté par Morphée pour des chimères. Mon seul antidote demeure alors mes cours d'infographie, dans lesquels je rumine ma vie et l'oublie entre les codes. J'ai conscience de m'associaliser souverainement, une tendance qui est pratiquement naturel chez moi mais contre laquelle je m'efforce à me battre. Pourtant, je ne vois pas l'intérêt de montrer au grand jour la loque que je suis en ce moment. Je procrastine alors, repoussant ma vie sociale en dernier barreau de la longue échelle bancale de mon bien-être. J'étouffe un bâillement contre mon poing tandis que les dernières secondes nous séparant de la fin de l'heure du cours disparaissent inexorablement.

« Hey, Wellington ! »

J'ai même pas besoin de détourner mon regard de la surface métallique de mon casier pour connaître l'identité de mon futur interlocuteur. Je le connais parfaitement, d'ailleurs, tout le monde le connais dans la promotion, réputé pour son don de semer le trouble, remonter les gens et... Râler. Je tourne finalement la tête vers lui, attendant sereinement la suite.

« C'est vrai que tu vas faire les codes pour Lottie ? »
« Ouais. »
« Mais c'est dégueulasse, c'est moi qui devait les faire ! »

Âge mental : peu élevé. Le pire de l'histoire, c'est que mon interlocuteur est de trois ans mon aîné et qu'il réagit encore comme s'il était au collège.

« J'vois pas en quoi. De toute manière, ça va pas descendre ta note finale. »

Touché. Je remarque pratiquement une faille béante dans son regard, avant que la colère emplisse gentiment tout ça.

« Pauvre cxn. »

Je me contente de hausser les sourcils, l'air vaguement interrogateur, avant de fourrer mon sacs des livres dont j'aurais besoin pour les prochains cours.

« Quoi ? Tu dis plus rien, t'es muet ? T'as peur de salir ta réputation de fayot ? »
« J'ai rien demandé au prof. »
« Menteur »
« Mais c'est bon, tu vas pas nous faire une psychose pour ça ! »
« Quoi ? Tu m'traites de fou ? »
« C'est que des CODES ! »
« Tu vas pas le laisser te parler comme ça. »

Je regarde l'embuscade se joindre au noyau du groupe, avant de refermer la porte de mon casier et tenter de mettre les voiles vers des horizons plus cléments. Ça aurait été parfait, si en stéréotype idéal de l'imbécile, il aurait pas jugé bon de détendre une droite sur le coin de mon oeil. Retour aux bases. Au moins, ça a le mérite de réveiller.

« Vois ça comme un avertissement. »

Je me retiens pour ne pas lui rendre son coup et/ou rire à gorge déployée devant l'idiotie suprême de son comportement, jusqu'à ce qu'il repart vaillamment vers sa vie périlleuse, donnant un coup de poing dans mon sac qui s'ouvre et laisse rouler son contenu. « Tocard. » Je me penche et commence à récupérer mes affaires promptement.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité


MessageSujet: Re: jude&theo ♦ « don't look back in anger »   Sam 16 Oct - 13:04


    don't look back
    in anger

    Chaque jour qu'il passait en Californie l'éloignait inévitablement de ses origines et de sa famille. Le décor était sensiblement différent, de même pour les personnalités. Le système scolaire avait d'ailleurs réussit à donner un goût amer au collège qu'il avait fréquenté à Columbia. Malgré tout, cette ville lui manquait horriblement. Les odeurs, les sons ou les visages qu'il pouvait rencontrer ici lui rappelait sa ville natale. L'espace de quelques jours, il s'était d'ailleurs surpris à apparenter certains inconnus à des personnes qu'il avait jadis fréquentées. Mais depuis, plus rien. Jude semble s'être perdu dans un tout autre monde, où il tente difficilement de prôner une fausse identité, dans le but de naïvement retrouver la sienne.
    Il s'était fait de nombreux amis, et élaborait déjà les premières techniques de drague sur des filles de sa classe, par pur amusement. Bien vite, il s'est retrouvé avec une réputation de Don Juan sur les épaules. Bien heureusement, ce nouveau statut lui a, semblerait-il, permis de gravir les échelons de la popularité on-ne-peut plus rapidement. Jude est désormais assez connu dans l'Université. Néanmoins pour une image de lui fausse, encore une fois. Serait-il réellement un acteur de géni ? « Faire croire ce qui ne peut être cru » Une véritable devise ! L'étudiant est dès lors perçu comme le nouveau beau gosse de la promotion. Alors que les filles essayent désespérément de connaître sa vision de la petite amie idéale, les garçons, eux, préfèrent de loin lier une amitié avec le dandy pour augmenter leur popularité.
    En attendant, que sait-on de Jude ? Rien, absolument rien. Et le plus amusant dans cette histoire, c'est que le brun n'a eu aucun effort à faire pour cacher tous ses petits secrets. On s'intéresse à lui pour une seule chose : Son charisme. Et aussi pour son physique, reconnaissons-le. Or, sans s'y attendre, un faussé s'est creusé entre ceux qui l'admire, et ceux qui le méprise. Ce même faussé a d'ailleurs apporté quelques difficultés à ce jeu de personnalité : Jude n'aime pas se faire des ennemis. Ainsi donc, alors qu'il est vu comme une star par certains, d'autre le trouve absolument superficiel, frimeur et écervelé. Dans les deux cas, cette majorité d'étudiant est totalement idiote.
    Bien heureusement, dans les 97% de cette population immature et aveugle, se cache une minorité de personnalité qui, espérons-le, puisse comprendre ce cher Jude. Ces personnes-ci sont encore inconnues pour le brun. Mais aujourd'hui, une rencontre pourrait très certainement renverser ce mystère.

    La sonnerie retentie. Sans y demander leur reste, les étudiants s'échappèrent de la salle de classe de philosophie comme des voleurs. Seul Jude, à l'esprit encore pensif, prenait son temps pour ranger ses affaires dans son sac. Un soupire s'échappa d'entre ses lèvres alors qu'il daigna sortir de la classe et s'engager dans les couloirs. Désert, comme toujours à cette heure-ci. Le brun traversa donc ces longs corridors, pour enfin prendre un virage et déboucher sur les casiers. Néanmoins, avant même que son esprit n'analyse la situation, voilà que toute l'action s'était achevée : Pour résumer, une sorte de gros dur venait de frapper un étudiant. Pourquoi ? Comment ? A la suite de quoi ? L'étudiant haussa un sourcil, avant d'enfin « comprendre » et de se presser vers son camarade, ramassant péniblement ses cours éparpillés au sol. D'un mouvement souple et léger, il retira son sac de son épaule et vint s'accroupir au près de l'inconnu, posant mécaniquement une main sur son épaule.

    « Hey, ça va ? Rien de cassé ? ... C'était qui ce type ? »

    Pour être franc, « Ce type » il le connaissait. Jude l'avait écouté alors qu'il s'amusait à insulter, dans son dos, une jeune fille un peu ronde. Ah ah, Jude parait bien salaud d'un coup, n'est-ce pas ? Enfin, le brun ne s'attarda pas vraiment sur ce souvenir qu'il avait d'un mec totalement inintéressant. Bien instinctivement, il attarda ses prunelles chocolatées sur le visage du jeune adolescent. « … » Il écarquilla les yeux et déglutit. Il ne pouvait l'expliquer, mais une espèce d'aura émanait de ce gars, oui c'est ça, une aura familière. Sa première pensée : Zack. Son frère, il avait l'impression d'être face à son frère. Impossible, ils ne se ressemblaient absolument pas, mais le charisme semblait être le même. Le cœur de Jude s'était ainsi affolé considérablement, et il fixait désormais le jeune homme, sans pouvoir y détacher son regard.
    Allez Jude ! Ressaisis-toi !

    L'étudiant secoua sa tête machinalement et détourna ses yeux à l'opposé du jeune inconnu l'espace d'un instant, avant de l'aider à ramasser ses cours. Ce n'est que lorsqu'il retenta de jeter une brève œillade vers celui-ci, qu'il remarqua la blessure à l'œil.

    « Hé…Ca va ton œil ? Il t'a pas loupé…»

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité


MessageSujet: Re: jude&theo ♦ « don't look back in anger »   Sam 16 Oct - 15:58

Je possède beaucoup de caractéristiques qui varient de la qualité au défaut, puisqu'encore une fois, lorsque je fais quelque chose, je ne le fais jamais à moitié. Le verre n'est jamais à moitié plein ou à moitié vide dans mon cas, il l'est toujours emplit à ras-bord ou sec comme le désert du Sahara. Ainsi, je suis assez optimiste pour trouver le positif dans n'importe quelle situation. Je relativise, probablement. Pour moi, chaque malheur à sa part de bonheur, à sa part de bienfait, d'avantage. Parfois, cela peut semblait idiot ou excessif, mais ne serait-ce pas un avis de total défaitiste ? Si les choses sont faites ainsi, n'y a-t-il pas une raison ? Pourquoi ne pourrions-nous pas en tirer avantage ? Il en va de mêmes pour les personnes. Je peux défendre et/ou trouver le bon dans chaque individu terrien. Je déniche toujours une excuse pour expliquer leur comportement, je ne peux m'empêcher de considérer et estimer que chaque personne gagne à être connu pour ce petit côté spécial hors-du-commun est propre à lui. A mes yeux, chaque être est initialement bon. Ainsi, comment pourrais-je en vouloir à mon camarade de classe pour m'avoir frappé ? Oh, beaucoup répliquerait que la réponse à cette interrogation réside dans la question elle-même. Mais cherchez plus loin, ne vous portez pas d'emblée vers un jugement. Il y a toujours raison légitime, il y a toujours une histoire qui fait qu'on peut attirer la sympathie des actes les plus médiocres, y comprit celui-ci.

Quand j'étais plus jeune, je n'avais aucune tolérance envers des milliers de choses. Je méprisais ceux qui avait de mauvais mots envers qui que ce soit, je n'aurais jamais hésité à rendre son coup à cette brute passagère. Encore aujourd'hui, il y a des points auquel je n'accorde aucune tolérance. Peu, mais présents. Cette façade s'est plus ou moins calmée avec le temps, alimentant mon côté réfléchi plutôt qu'impulsif. Et il faut dire que le fait que je me suis rué sur un autre élève lors de ma première journée d'école n'était pas très reluisant. Je crois que cette soirée-là, la fermeté de mon géniteur m'avait assez choqué pour ressentir de la honte envers moi-même. Dur, il l'avait été. Cependant, il l'avait toujours été, telle était sa nature. « Je ne t'envoie pas à l'école pour te battre ». Moins d'une dizaine de petits termes que, aujourd'hui, j'entendais comme s'il s'agissait d'hier. C'est assez dingue de voir comment des événements assez « banaux » peuvent demeurer encrés en nous pour ce qui nous semble être l'éternité.

« Hey, ça va ? Rien de cassé ? ... C'était qui ce type ? »

Je glisse un de mes classeurs dans mon sac à bandoulière, relevant légèrement les yeux vers le jeune homme qui vient de m'adresser la parole. Stymest, ardu de ne pas le connaître. C'est le genre de type duquel sa réputation le précède, indéniablement. Une sorte de coureur de jupon charismatique qui pourrait transformer l'érudit solitaire en son pantin fervent. Pourtant, ça se voit qu'il est plus que ça. Qu'il est davantage que le sportif de lycée reconvertit en chef d'orchestre étudiant. Mais c'est toujours comme ça, il réside forcément une part de mensonge dans chaque comportement. Personne ne peut être totalement franc, c'est tout bonnement irréalisable, car initialement, on est déjà contradictions. Je souris doucement, répliquant amicalement :

« Oh, ça va. Il doit simplement passer une mauvaise journée. »

Naïf ? Probablement, à force de vouloir donner une raison valable à chaque comportement, on peut m'attribuer énormément de caractéristiques allant du soumis à l'idiot, dont celle-ci. Je grimace doucement lorsque Jude évoque mon œil, ayant espéré que ce ne soit pas si voyant. J'entendais d'ici les remarques de ma sœur lorsqu'elle me verrait affublé de la sorte. Enfin, on ne peut modifier le passé, ce serait simplement une conversation pas très agréable. Je relève le regard vers mon interlocuteur, articulant :

« Ouep, t'inquiètes, merci ! »

Je saisis le cahier qu'il me tend et ferme mon sac promptement. Je me relève, fronçant légèrement les sourcils, avant d'interroger :

« Tu n'as pas cours ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité


MessageSujet: Re: jude&theo ♦ « don't look back in anger »   Sam 16 Oct - 16:47


    Jude demeura pensif en reluquant de bas en haut le jeune étudiant. La douceur qu'il dégageait surprenait, et au final, faisait perdre tout ses moyens au brun. Il ne voyait pas une victime, ni même quelqu'un d'honteux ; Mais plutôt un adolescent dont l'optimisme interrogeait profondément notre protagoniste. Malgré lui, Théo – dont le prénom est encore inconnu aux yeux de Jude – venait d'attiser la curiosité du jeune adulte. Pour la première fois en un trois mois, le Don Juan voulait apprendre à connaître quelqu'un. Et cette fois-ci, pour la simple et bonne raison que ce garçon lui rappelait son frère.

    « Non, je viens de finir. »

    Etrangement sérieux. Le sourire qu'il arborait habituellement venait de s'effacer, laissant régner une atmosphère palpable. L'espace de ces quelques minutes, l'étudiant venait de laisser de côté son jeu d'identité, et se dirigeait déjà sur le chemin de l'être mystérieux qu'il était en vérité. C'était comme si ses souvenirs refaisaient surface, d'un seul coup, sans qu'il n'ait eu le temps de s'y préparer. Car non, en plus de dix-ans, Jude n'a jamais réussis à trouver la force de faire le deuil. Un violent haut-le cœur fit grimacer le brun et, par la suite le faire tousser. Il se leva en vitesse pour retrouver son calme et reprendre une respiration normale. Prétextant au passage :

    « Excuse-moi, je me suis étouffé tout seul ! »

    S'en suivit par un petit rire forcé, gêné, presque honteux. L'embarra venait de le faire rougir. Enfin, il se racla la gorge avant de se tourner vers le jeune homme et de lui tendre sa main. Pourquoi ? Pour se présenter allons. Autant connaître l'identité de son camarade. Bien qu'au fond, ce soit une façon houleuse de désirer se souvenir de ce qui s'est passé alors qu'il n'était qu'un enfant.

    « Sinon je m'appelle Jude, Jude Nash Stymest. J'suis en première année de Philo et de Littérature...Et toi ? »

    Essayant de garder son sang froid, il reprit péniblement son rôle d'acteur et fit semblant d'être à l'aise, décontracté. Ce qui dans ce cas présent relevait de l'exploit. C'était sincèrement, inexplicable. Oui. Il détourna un instant son regard. Comment rester naturel – bien qu'à la base il ne l'est absolument pas – ? Ca y est, le voilà déjà entrain de recommencer à se poser des questions, encombrant encore plus son esprit déjà bien en désordre. Cette obstination à vouloir s'égarer encore plus est vraiment typique de Jude. Alors qu'il commence à faire le vide, de nouveaux mystères s'installent. Jusqu'à ce que la question tant attendue refasse surface. « Et si, il ne s'était pas réellement suicidé ? ». Je vous l'accorde, penser à ceci dans cette situation à tout d'étrange, mais pour le protagoniste, il semble y avoir quelque chose de lié. Quoi ? Il n'en sait rien encore.

    « Attends, tu as cours là non ? Il ne faudrait pas que tu arrives en retard à cause de moi ! »

    Enfin, le sourire réapparut. Amusé, ô mon dieu, sincère ? Qui sait. Jude jeta un bref coup d'œil aux environs. Personne. Pour une fois que ces couloirs sont calmes, autant en profiter. Mécaniquement, l'étudiant glissa ses mains dans les poches de son jean slim troué. Oh tiens, parlons un peu de ses vêtements. Il porte des victorias, que je dois avouer, sont très inappropriées à cette saison. Non seulement il fait froid, mais en plus de ça il pleut. Ensuite, il porte un T-shirt gris et un pull avec un col en V blanc. Une tenue simple, agrémenté de deux bracelets au poignet droit et d'une montre. Rien de plus, rien de moins !


Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité


MessageSujet: Re: jude&theo ♦ « don't look back in anger »   Sam 16 Oct - 17:27

« Non, je viens de finir. »

Je le regarde doucement, sans trop d'expressions. Le genre de regard qui reflète son âme, car il n'est voilé ni par sentiments ni par émotions. La simplicité de l'être, le rendant tout à fait translucide. Néanmoins, il demeurait cette atmosphère assez étrange, comme si Jude n'était pas confortable dans cette situation. Pourtant, rien d'apparent ne semblait être apte à violer son bien-être. Une grimace apparut soudainement sur le visage de mon interlocuteur, qui se redressa dans une quinte de toux s'accordant au comportement du jeune homme.

« Excuse-moi, je me suis étouffé tout seul ! »

Je me fige discrètement, les yeux rivés sur le visage pâle de Jude. Coïncidence assez maline, lorsqu'on sait que je venais de donner ce prétexte plutôt maladroit pour excuser une de mes toux provoquée par ma maladie. Mots pour mots, de quoi vous infliger une certaine chaire de poule, de quoi vous offrir le genre d'avertissement qui, pour une fois, vous fait légèrement frémir. Je tenais à mon secret, je tenais à ce que personne ne l'apprenne. Bien que j'étais conscient que par ce procédé assez puéril, je venais à mentir à tous les individus de l'université, aux amis récents que je me faisais au fil du temps, que je trichais, que je rompais leur confiance ; je me refusais encore à me confier. J'avais vécu seize ans à San Francisco, ma ville natale, où l'on me considérait plus comme un malade qu'un garçon. Je ne voulais pas que cela se reproduise. Je voulais être Théo, et non « Mucoviscidose ».

Un rire forcé brise notre silence, tandis que j'aperçois le jeune homme qui me tend la main. J'ai l'impression d'être face à une embuscade, me laissant libre à la pire des psychoses possible. Et s'il était au courant ? Si ce n'était qu'un jeu de mots stupide, un hasard totalement dément ? Si ce jeune homme au comportement et à la personnalité mystérieusement contradictoire savait tout ? Je lui serre doucement la main, tentant de ne rien laisser paraître de mes appréhensions. Dans le pire des cas, ce serait lui donner raison, ce serait lui offrir toutes les armes vers ma destruction.

« Sinon je m'appelle Jude, Jude Nash Stymest. J'suis en première année de Philo et de Littérature...Et toi ? »
« Théo. Simplement Théo. »

Je me tourne vers mon casier encore entrouvert et en extirpe mon skateboard, alors que j'entends de nouveau la voix de Jude.

« Attends, tu as cours là non ? Il ne faudrait pas que tu arrives en retard à cause de moi ! »

Je lève les yeux vers le fond de mon casier, avant de fermer ce dernier lentement. J'avais terminé les cours, suivant un programme assez... Allégé en heures en classe. La plupart était du travail effectué chez soi, les cours figurant plutôt comme des « check-ups ». Je me retourne, tombant sur un Jude cette fois-ci souriant, bien plus décontracté qu'il y avait de cela quelques minutes.

« Non, j'ai terminé aussi. Tu veux être quoi plus tard ? Philosophe ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité


MessageSujet: Re: jude&theo ♦ « don't look back in anger »   Sam 16 Oct - 20:49


    Être philosophe ? Plus tard ? Ce qu'il aimerait en vérité, c'est trouver ; trouver ce qu'il lui manque au fond de lui. Philosopher ? Il le fait déjà. Il cherche à comprendre, il pense, encore et encore. Jude est déjà un philosophe. Un personnage meurtri par des millions de pensées qui tourbillonnent dans son esprit. Et puis lorsque l'on réfléchit un peu, devenir philosophe n'est pas véritablement un métier. Mais plutôt un mode de vie.
    Ce qu'il aimerait devenir alors ? Artiste je dirais ! Jude aime peindre, ou jouer du piano. Ecrivain aussi ? Pourquoi pas, l'écriture le délivre un instant de son tourment et le porte à de doux songes enfantins. Néanmoins, travailler se résumé aussi à : gagner sa vie. Difficile à faire, lorsque l'on a déjà tout perdu. Dès lors, si Jude devait choisir quel métier il fera plus tard…Je pense qu'il ferait un très bon chômeur. Oui, pour dire vrai, il n'a véritablement aucune idée et surtout aucune ambition pour pouvoir se lancer dans une quelconque carrière. Au pire, il travaillera en tant qu'ouvrier dans des chantiers. Jude est fort, et en bonne santé, c'est un boulot parfait pour lui !

    « Philosophe ? Je doute que ce soit très bien payé… »

    Une petite touche d'ironie pour apaiser bien malgré lui l'atmosphère. Il reprit finalement son sac et vint le porter sur l'une de ses épaules, pour enfin ré-enfouir ses mains dans ses poches. Il daigna enfin retourner la question à Théo. Qui, semblerait-il, demeurait septique. A propos de quoi ? Telle est la question que l'étudiant se posait. Bien qu'au fond, il était lui-même dans cet état d'esprit.

    « Et toi ? »

    Il pencha légèrement sa tête sur le côté, esquissant un adorable sourire, curieux, taquin. Un brin charmeur comme à son habitude. Le voilà enfin redevenu comme avant. Sûr de lui, faux, néanmoins à croquer. Avec la tête de ce petit bout d'homme, Jude l'imagina dans plusieurs fonctions. Pourquoi pas avocat ? Ou médecin ? La plupart des élèves de cette Université avaient de brillants avenirs devant eux, et lui devait très certainement en faire parti. Oh mais tiens, en y réfléchissant bien, quel âge il a ce gamin ? Il a l'air bien jeune. Le brun fit la moue. Tout d'un coup, bien perplexe.

    « Hé dis, t'as quel âge ? Tu fais vachement jeune. »

    D'un côté, lui fait très bien son âge. Ah, la vingtaine. Le plus bel âge qu'il puisse exister. Là où l'indépendance se transforme en un monde sans limite au plaisir. Jude boit, fume, et c'est tout. Ah ah je vous vois bien venir ! « Quoi ? Et le sexe alors ? » Jude est chaste, vous voilà content ! Non, plus sérieusement il ne s'intéresse pas encore vraiment à ça. Faut-il déjà qu'il puisse définir son orientation sexuelle. Il est bien sortis plusieurs fois avec des filles, mais mis à par rouler des pelles, il est aussi innocent qu'un petit chiot. Coincé crierez-vous. Oui vous rétorquerai-je ! En dépit de son corps d'apollon, l'étudiant reste un gros coincé. Mais c'est secret héhé.

    Jude prit soin à son tour de ranger deux ou trois livres qui alourdissaient son sac. Son casier n'étant pas très loin de celui du dénommé Théo. Tient donc, qu'il y a-t-il dans le casier de ce cher Don Juan ? Une photo de mannequin dont il ne connaît même pas le nom. Attendez, pas qu'il jubile devant à chaque fois qu'il la voit. C'est simplement pour imiter les autres étudiants de Waylon. Qu'est-ce que vous croyez ? S'il avait eu le choix, il aurait accroché un texte d'Albert Einstein ou je ne sais qui d'autre. Mis à part ça : des feuilles volantes, une pile de bouquin, et caché bien au fond, un magazine p*rno offert par l'un de ses camarades de classe. Il n'a bien sûr pas encore pris le temps de le lire. Tout du moins s'il y a quelque chose à lire.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité


MessageSujet: Re: jude&theo ♦ « don't look back in anger »   Sam 16 Oct - 21:17

« Non, j'ai terminé aussi. Tu veux être quoi plus tard ? Philosophe ? »
« Philosophe ? Je doute que ce soit très bien payé… »

Je fronce légèrement les sourcils. L'argent, toujours l'argent. Cette société se pourrit elle-même, s'auto-désignant comme pire que consommatrice. On achète pour jeter, on possède pour changer. Il faut avouer que c'est l'un des rares sujets qui me révolte, à la longue. L'on appelle ça le progrès, mais en quel domaine ce l'est ? Celui de la liberté ? Libres à vous de vous métamorphoser en avides matérialistes, estimant à chaque être, à chaque constituant, une valeur monétaire stupide. L'on ne fait que perdre nos mœurs de cette manière, « évoluer » vers un précepte qui n'est pas forcément meilleur et qui à mon avis, est bien regrettable. Je trouve cette valeur de billets et monnaies tellement stupide, que personne ne finit par me prendre au sérieux. Du haut de mes seize ans, je vois pas l'intérêt de l'argent, assez comique, non ? Pourtant, je devrais en avoir. Sans l'argent, aujourd'hui, je ne serais probablement pas en vie. Je ne serais ni étudiant, et n'aurais pas cette tête. Je serais rien, en somme. Et voilà le cercle vicieux de l'adaptation. Cependant, personne ne peut dénigrer le fait que :

« L'argent ne fait pas le bonheur. »

Je ne me voue pas à une grande carrière. Je me refuse de rester éternellement dans les institutions éducationnelles. Ce que je veux, moi, c'est vivre, au sens large. Vivre libre. Et j'en ai rien à faire d'être franchement fauché. Je travaillerais, parce que sans argent, malheureusement, toutes les portes semblent se refermer à triple-tours. Mais je ne compte pas en faire une religion. J'ai d'autres priorités, probablement celles qu'un garçon de seize ans n'aurait pas, mais celle d'un enfant de seize ans malade, oui.

« Et toi ? »

Je baisse les yeux doucement, réfléchissant. Ce que je voulais faire, je ne l'avais pas encore décidé. Pendant le collège et le lycée, on nous baratine pour qu'on trace déjà sa voie jusqu'à sa -probable - retraite. On nous bourre le cerveau pour nous préparer à quelque chose qu'on ignore même et qui ne nous plaira souvent pas indéfiniment. J'ai changé d'avis des milliers de fois, et finalement, j'ai opté pour la stratégie qui me réussit le mieux en ce moment : aller tout simplement dans la voie qui me plaît le plus, sans penser au métier qui en déboucherait. Probablement cela consiste en un plan assez idiot et bien audacieux, néanmoins, je n'ai rien trouvé de mieux. Je souris doucement, réfléchissant, tandis que mon interlocuteur ajoute :

« Hé dis, t'as quel âge ? Tu fais vachement jeune. »
« Seize ans. Et la seule chose que je veux, c'est en avoir dix-sept. Et toi, t'as l'âge à ma sœur, t'en as vingt. On sort ? »

Je souris sincèrement, plus amusé que triomphant, avant de m'orienter vers la sortie principale de l'enceinte de l'université. Je n'étais pas un fervent admirateur des couloirs de Waylon, et en fait, j'aimais beaucoup plus profiter du temps, bien qu'automnal, à l'extérieur plutôt que de m'intoxiquer au produit ménager recouvrant les planchers. Finalement, je remarquais, ayant retrouvé ma bonne humeur :

« Tu sais, t'as pas vraiment un accent californien. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité


MessageSujet: Re: jude&theo ♦ « don't look back in anger »   Sam 16 Oct - 22:46


    Si ce n'est pas l'argent qui fait le bonheur, qu'est-ce que c'est ? Certains vous diront la famille, d'autre les amis, et la grande majorité : l'amour. C'est vrai que, comme dirait Woody Allen « L'argent est préférable à la pauvreté, ne serait-ce que pour des raisons financières. » Néanmoins l'argent est la seule chose qu'il nous reste lorsque l'on n'a plus de famille, que nos amis sont imaginaires, et que le seul amour que l'on connaît n'est désormais plus de ce monde. L'amour, l'amitié ne sont que des sentiments abstraits. Au jour d'aujourd'hui, Jude semble chercher quelque chose de concret, quelque chose à quoi s'attacher, ou quelqu'un à qui s'enticher, qui sait. Contradictoire n'est-ce pas ? D'un côté il cherche à se protéger de tous, et d'un autre à être protégé par tous. Paradoxe qui révèle encore une fois la véritable personnalité de l'étudiant. Complexe au plus haut point, une fois encore.

    En dépit de cette bouille d'adolescent, Théo semblait avoir une vision du monde très puérile. Oui, puérile de par cette unique phrase : « L'argent ne fait pas le bonheur. » Jude avait beau ne pas être dans l'esprit du jeune garçon, ces quelques mots sonnaient faux à son oreille. Il se retint, restant dans les strictes limites que lui impose cette identité, de lui dire le fond de sa pensée. L'argent, certes, ne fait pas le bonheur, mais il l'attise, le facilite. Jude lui-même se retrouva à penser naïvement. « Et si, si papa et maman avaient été riche, est-ce que Zack ne se serait pas suicidé…? » Ah…Il chassa en vitesse ces pensées de son esprit. Où s'égarait-il bon sang ?

    Seize ans donc. Un sourire moqueur se dessina sur les lèvres du brun avant d'étouffer un bref ricanement, découvrant l'espace de quelques secondes une belle rangée de dents blanches. Irrésistible. Il aurait eu envie d'ébouriffer les cheveux de Théo affectueusement. Comme…Comme son grand frère le faisait avec lui. Son sourire s'effaça étonnement vite face à cette réflexion. Il déglutit et passa une main dans sa nuque, détournant son regard sur le côté. Gêné, encore une fois, sans prendre garde. Le « On sort ? » Le sortit de ses pensées, noires ? Il acquiesça avec un petit hochement de la tête. Aux côtés de son cadet, Jude sortit donc du bâtiment après avoir traversé les couloirs.

    « Oh tu trouves ? Je n'avais pas remarqué. »

    Et dire qu'il aurait voulu lui dire, presque sans hésitation : « C'est normal, je viens du Maryland. » … Une boule d'anxiété se figea dans le ventre de Jude. En l'espace de quelques minutes, jamais il n'avait été aussi dur pour lui de se dissimuler derrière une identité fictive. Jamais. Sans attendre, il dériva le sujet sur une toute autre sorte de discussion. Il prit un ton un peu moqueur et lâcha, d'un coup d'un seul :

    « Tu as une petite amie ici ? Avec ta gueule d'ange tu dois avoir du succès. »

    Et c'est lui qui dit ça ? Cette question était tellement remplie de sous-entendus que même les plus tordus pouvaient sonner juste à l'oreille de quiconque l'entendrait. Enfin. Au moins il a réussis à s'extirpé de la question sur ses origines. Et en toute subtilité. Ou pas ? Quoiqu'il en soit, il continua cette petite conversation sur les filles.

    « Oh, et tu as une sœur c'est ça ? Elle s'appelle comment ? Faudrait que tu me la présente. »

    Sourire moqueur, saupoudré d'un zeste de faux sous-entendus. Et voilà encore une fois un moyen de se camoufler, de s'enfoncer encore plus dans son personnage. De montrer, comme toujours, à quel point c'est un très bon acteur.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
Invité


MessageSujet: Re: jude&theo ♦ « don't look back in anger »   Sam 16 Oct - 23:42

L'empathie n'existe pas réellement. Il s'agit plutôt d'expérience entremêlée de sensibilité. A force de connaître quelqu'un, on finit par assimiler ses états d'âmes avec les marques discrètes mais inévitables qu'il ou elle use telles manifestations. Le parfait menteur saura reconnaître le mensonge en qui que ce soit. Le parfait arnaqueur déceler le moindre faux dans une galerie d'art. Il y a certes des exceptions, pour confirmer toute règle qui se respecte.

J'ignorais si j'étais transparent, s'il était aisé de déceler le moindre mensonge entre mes mots. Alors que l'an dernier, j'avouais encore à quelques personnes l'origine de mes problèmes médicaux, depuis cette rentrée, ayant changé de ville, j'avais radicalement fait une croix sur ces aveux. L'on dit que l'on devient plus crédible avec l'expérience. J'espérais simplement être assez crédible d'emblée. Ma sœur et moi luttions pour conserver ce secret, et savons pertinemment que chaque faux pas pourrait l'attirer sous les projecteurs, ce qui aurait, au fil des jours qui passent et ainsi du mensonge qui perdure, des répercussions désastreuses. Un drôle de défi, un drôle de combat. Qui possède néanmoins ses avantages de déceler alors les petits mensonges rythmant la vie de chacun.

Je ne pouvais pas cataloguer Jude de menteur. Mais j'étais apte à dire qu'il n'avait pas l'apparence du garçon le plus vrai du monde. Tel un combat qu'il menait, il passait du présent à l'absent, sans qu'on puisse réellement distinguer quoi que ce soit, si bien voilé sous ce « lui ».

« Oh tu trouves ? Je n'avais pas remarqué. »

Je fronçais les sourcils, intrigué. Il n'avait pas remarqué ne pas avoir l'accent d'ici ? D'où venait-il, alors ? Ma curiosité s'attisait au fil des secondes, alors que mon éducation me freinait à l'en harceler. Je remarquais son visage se crisper légèrement, presque imperceptiblement, tandis que ses yeux voguaient au loin. Drôle de Don Juan, c'est le moins qu'on puisse dire.

« Tu as une petite amie ici ? Avec ta gueule d'ange tu dois avoir du succès. »

Je grimace. A croire que les filles de Waylon ne sont pas si superficielles pour que je demeure célibataire. Enfin, il fallait dire que... Je n'étais aucunement doué pour décrypter leurs signaux et que je n'avais en aucun cas le désir de me mettre en couple. Rien que l'idée me faisait frémir, comme s'il s'agissait du pire des sacrilèges et d'une mission vouée forcément à l'échec. En fait, ce l'était. Il n'y avait pas vraiment d'avenir avec un garçon tel que moi, alors en promettre un avec une terrienne sonnait assez... Humoristique. Je me contente de hocher la tête négativement, avant de prononcer :

« Non, je n'en veux pas. »
« Oh, et tu as une sœur c'est ça ? Elle s'appelle comment ? Faudrait que tu me la présente. »

Je ris doucement, prenant place sur la rampe de l'escalier principal de Waylon, ma planche calée sous mes pieds. Sincèrement navré pour Jude, je ne compterais pas lui présenter ma sœur. Si lui ignorait beaucoup de moi, j'en savais assez pour sa réputation de dragueur. J'étais peut-être le petit frère un peu paumé, toutefois je ne voulais pas contribuer à une quelconque peine infligée à mon aînée. Ce n'était pas de mes affaires ? Tant pis. De toute manière, je voulais caser ma sœur avec son ex, aussi effrayant et curieux cela puisse paraître. A mes yeux, elle avait été sincèrement heureuse avec lui, et ne l'ayant jamais vu aussi épanouie de toute ma vie, je voulais qu'elle récupère ce bonheur parfait, coûte que coûte.

« Elle s'appelle Kanliah, mais je ne la présente pas aux grands dragueurs, sans vouloir t'offenser. »

Je souris, tentant de lui assurer par ce simple geste que je plaisantais plus que tentais réellement de l'offenser ou quoi que ce soit d'autre. Oui, je blaguais, bien qu'au fond de moi, c'était vrai. L'on disait souvent que j'étais pas commode tout en étant doux. J'étais simplement franc, bien que je savais que cela pouvait parfois blesser Autrui.

« Mais toi, tu as aussi de la famille, ici, à l'université ? »

Je me redresse, appuyant davantage mes pieds sur ma planche, le vent automnale ébouriffant mes cheveux de jais. Puis, j'interroge, curieux :

« Tu fais du sport ? »
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: jude&theo ♦ « don't look back in anger »   

Revenir en haut Aller en bas
 

jude&theo ♦ « don't look back in anger »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Waylon university :: WAYLON UNIVERSITY :: L'UNIVERSITÉ :: Les Casiers-
Créer un forum | © phpBB | Forum gratuit d'entraide | Contact | Signaler un abus | Forum gratuit | Forums RPG | Ecoles - Académies